Mission de suivi phytosanitaire des parcelles

export1Jérémy WRIGHT, technicien export depuis mai 2012, effectue un suivi des parcelles export. En fonction des informations que l’on a sur les marchés exports et l’expérience acquise sur les problèmes de qualité rencontrés les années précédentes, il :

  • aide le producteur dans l’anticipation des problèmes sanitaires et qualitatifs ;
  • participe à la validation des protocoles phytosanitaires export (exigences du pays importateur, en général la Nouvelle-Zélance) ;
  • par sa présence de terrain, il facilite également l’organisation de la logistique de la récolte et de la collecte.

Ce suivi est organisé avec la participation des techniciens de suivi technique en Province Nord et Iles et en collaboration avec les techniciens provinciaux.

Il travaille en étroite collaboration avec le SIVAP afin d’accomplir la mission de conformité sanitaire des productions afin de s’assurer que les produits expédiés répondent aux exigences du «  MAF Nouvelle-Zélande » au regard des « Import Health Standards » et certificats sanitaires concernant les différents produits.

Il assure également des livraisons et la logistique (cageots, bons de réceptions…). Dès l’inscription d’un producteur pour l’export, le technicien export remplit la « fiche d’enregistrement du producteur auprès du Service d’Inspection Vétérinaire Alimentaire et Phytosanitaire » afin de présenter la stratégie de lutte contre les insectes de quarantaine. Puis le technicien tient un journal d’enregistrement des actions culturales pour chaque parcelle cultivée.

Les visites régulières permettent de s’assurer du respect des recommandations du pays importateur concernant les produits phytosanitaires employés, le respect des programmes de traitement et de pouvoir consigner tous les traitements dans un cahier.

Les traitements obligatoires sont principalement contre les insectes de quarantaine en Nouvelle-Zélande :

  • Pièges à mouche de fruits à mettre dans la parcelle
  • Traitements contre les cochenilles (huile minérale) pour les limes et litchis
  • Traitements contre l’anthracnose pour les mangues
  • Traitements contre la mouche mineuse pour la courgette

Ils sont très importants car ils évitent des surcoûts de main-d’œuvre à l’export en tri et lavages répétitifs.

Quantités exportées

En 2013, près de 50 tonnes de produits ont été exportés, 71 tonnes de produits ont été réceptionnés à la PNVF (gérée par la CANC). On peut noter une baisse des volumes réceptionnés, qui s’explique par des intempéries au mois de juillet qui ont causés de grosses pertes dans les cultures de courgettes et dans les vergers de limes Tahiti.

Les différents envois effectués dans l’année au sein de la PNVF comprennent 54% de limes Tahiti, 38% de courgettes, 7% d’aubergines et 1% de baies roses.

On remarque toujours une bonne implication des producteurs dans la démarche à l’exportation et leur nombre a augmenté cette année. Cependant les conditions climatiques durant la première moitié de l’année n’ont pas été favorables pour les cultures export avec les fortes pluies en mai, juin et juillet qui ont causées plusieurs inondations.

Pour l’année 2013, les producteurs à l’export ont montré un plus grand investissement par l’augmentation des surfaces cultivées et par une plus grande diversité dans les produits cultivés (melons, haricots verts, aubergine, poivrons, courgette et lime Tahiti). Cependant du fait de fortes pluies qui ont duré plus de 10 jours en fin juin – début juillet, les parcelles à l’export ont été totalement détruites pour la plupart des producteurs de courgettes, aubergines, poivrons et haricots verts.

Une saison de courgettes décevantes

Pour l’année 2013, trois producteurs de courgette se sont inscrits dans une démarche à l’export. Au total 15 ha avait été mis en culture. 9 ha de plantation ont été détruits (fortes pluies du 24, 25 et 26 juin et du 2, 3 et 4 juillet). Au final ce sont donc seulement 6 ha qui ont produit.

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Les récoltes de courgettes ont débutées dès le 4 septembre 2013 et se sont arrêtées le 30 septembre 2013. La fréquence journalière des réceptions à la PNVF était d’environ 5 tonnes par jour.

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Les aubergines et les poivrons

En 2013, on compte deux producteurs pour la production d’aubergine et de poivron export (6000 pieds d’aubergines et de poivrons en hydroponie chez l’un et 1200 pieds d’aubergines et 3000 pieds de poivrons en plein champ chez l’autre).

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Suite aux intempéries (fortes pluies), le producteur de plein champ a perdu près de 80% de ces productions d’aubergines et de poivrons (inondations)

Les premiers exports en aubergine ont commencé à partir du début du mois de mai.

La qualité visuelle des premières réceptions n’était pas bonne (griffures et traces de choc). Les traces de choc ressortaient nettement après le traitement à la chaleur (HTFA) par des marques rouges sur les fruits. Cela s’explique par une manipulation trop brutale des fruits (fruits saisis de manière brutale et jetés dans les cageots ou la remorque, frottements et choc dans la remorque pendant le transport de la parcelle au dock du producteur).

Les limes Tahiti

La saison d’export est à cheval sur 2 années.

La précédente de mi-novembre 2012 à mi-février 2013 la plus récente du 5 décembre 2013 au 14 février 2014. Il y a également eu une petite quantité envoyée sur la période de juin-juillet.

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Le pourcentage de pertes reste stable (aux alentours de 25 %).


2013

Nombre de producteurs

Volumes exportés

Volumes moyens exportés

Volume mini

Volume maxi

Ecart de tri

Province Sud

16

18 410

1 151

50

4 115

26,5%

Province Nord

7

7 570

1 081

20

3 125

17,0%

Province Iles

0

0

0

0

0

26,5%

TOTAL

23

25 980

1 130

20

4 115

24,3%

2012

Nombre de producteurs

Volumes exportés

Volumes moyens exportés

Volume mini

Volume maxi

Ecart de tri

Province Sud

17

34 565

2 033

150

10 740

26,0%

Province Nord

13

10 620

817

10

3 900

19,6%

Province Iles

3

410

137

45

320

 

TOTAL

33

45 595

1 382

10

10 740

24,5%